Le pissenlit

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Taraxacum officinale (nom latin)
Pissenlit officinal (allusion à ses propriétés diurétiques : pisse-au-lit)
Dent-de-lion (référence aux dents grossières de ses feuilles)

Il existe plus d’un millier d’espèces de pissenlits. Leur floraison, dès fin avril, annonce l’arrivée du printemps et se poursuit jusqu’en juin, à 2000 mètres d’altitude.
C’est une plante mellifère, importante source de nourriture pour les abeilles. Mais pour l’homme c’est aussi une mine d’or en vitamines, minéraux et oligo-éléments.

Consommation

Toutes les parties de la plante sont comestibles :
• La capitule (ou fleur de pissenlit) riche en pollen (surtout lors d’une cueillette entre 12 et 15 heures) vous permet de faire cet excellent miel de pissenlits ou cramaillotte, mais aussi de décorer salades, desserts ou colorer du beurre.
• Le bouton peut être utilisé comme un lardon pour parfumer omelettes, salades ou poêlées de légumes, mais peut aussi être conservé dans du vinaigre afin d’accompagner superbement une raclette.
• Les feuilles qui sont légendaires en salade peuvent aussi se cuire comme des épinards ou se blanchir comme des endives.
• La racine, en période de crise, peut être torréfiée et fournir un succédané du café.

Histoire

Probablement originaire de l’Europe de l’Ouest, le taraxacum s’est installé un peu partout dans le monde. Il pousse à l’état sauvage sous les climats tempérés, mais se fait rare en région méditerranéenne.
Utilisé dans l’Antiquité par les médecins grecs, il devient important au XVème siècle où ses propriétés dépuratives, diurétiques et stomachiques sont reconnues.

Santé

Les personnes allergiques aux plantes de la famille des astéracées (aster, marguerite, chicorée, camomille, armoise, ambroisie…) peuvent être sensibles au pissenlit, avec des manifestations de type rhume des foins : congestion nasale, éternuements, irritation des yeux pouvant aller jusqu’à une crise d’asthme. À noter cependant que l’allergie aux pollens de ces plantes n’entraîne pas automatiquement une allergie à leurs autres parties (feuilles, racines). Par contre, la sensibilité cutanée peut se manifester même en prenant des tisanes d’astéracées.

Miel de pissenlits (ou cramaillotte dans le Jura)

Cueillir 400 fleurs de pissenlits (environ 360 g) puis les étaler sur un grand torchon. Enlever le plus de vert possible des capitules. Peser les pissenlits et ajouter le même poids en sucre et en eau. Cuire les fleurs à grand bouillon durant 5 min puis laisser reposer tout la nuit au frais. Égoutter le jus en prenant les fleurs. Mélanger le jus avec le sucre et faire cuire environ 1 h à feu moyen. Dès que le miel a une bonne consistance, le verser dans un pot encore chaud. Le fermer, puis le mettre à l’envers.

On peut l’utiliser avec du fromage frais ou le lier avec une sauce à salade aigre-douce.

Omelette aux boutons de pissenlits

Casser 3 oeufs et les battre avec 1 cs de crème fraîche, une pincée de sel et de poivre. Laver et éponger 2 poignées de boutons de fleurs de pissenlits fermés et les faire revenir pendant 4-5 min dans du beurre. Mettre le mélange dans une poêle et cuire à feu doux pendant 5 min.

Peut être servie avec une salade.

Salade de pissenlits

Éplucher et laver 200 g de feuilles de pissenlits dans plusieurs bains, dont un dernier rinçage à l’eau vinaigrée. Les essorer puis les mettre dans un saladier. Faire rissoler 200 g de lardons dans une poêle sans matière grasse. Lorsqu’ils sont dorés, les ajouter chaud sur la salade et mélanger. Déglacer la poêle avec 2 dl de vinaigre de cidre à verser dans la salade. Compléter avec 2 cs d’huile de noix ou d’olive, du sel et du poivre.

Selon les goûts, y adjoindre de l’ail, de l’ail des ours ou des croûtons.